Asimov



« NO CONNECTION »


ASIMOV (Isaac) (1920-1992)

L.D.S. New York le 15 janvier 1949. 1p. in-fol.
450 €  
 
Isaac Asimov confirme la réception d’un courrier, qui lui demande son avis sur la création d’une anthologie annuelle des meilleurs livres de science-fiction. ...« The notion of annual anthology of the best of science fiction is a good one, and the continuing and growing market for hard-cover science-fiction is something that cannot help but be pleasant for an author. (...) What I shall do now is to write a letter to M. Campell of Astounding asking that he arrange to have Street and Smith forward me reprint rights for  No Connection (...) »

Isaac Asimov est considéré comme le « pape » de la science fiction. Asimov laisse derrière lui plusieurs centaines de livres, dont 116 anthologies qu’il a organisé et préfacées. « No connection » fait partie de l’anthologie « La mère des mondes » composé de 5 tomes.  

Barney



« L’AMAZONE NATALIE BARNEY »



BARNEY (Natalie CLIFFORD) (1876-1972)

L.A.S. «l'amazone Natalie Barney» post-scriptum signé « NCB » Paris, 4 octobre (19)66. 1p. in-8. En-tête imprimé à son adresse « 20, Rue Jacob VIe ».
680 €


«Cher Monsieur et confrère,
c’est encore à vous que je dois cet article : complet sur les Mardrus,  et où je trouve des renseignements sur le « J-C » que j’ignorais !
Je vous en remercie donc doublement. Et peut-être bientôt de vive voix – et en attendant votre bien attentivement l’amazone Natalie Barney

P.S. Vous savez n’est ce pas que je lègue mes examplaires dédicacés de la Revue de Gourmont à la Bibliothèque de Coutance ainsi qu’un des trois portrait de lui qui sont à présent ici dans mon salon. Votre NCB»


*Le 20 rue Jacob est l’adresse de son temple de l’amitié qui fut le théâtre de nombreuses soirée auxquelles prirent part notamment Rodin, Rilke, Joyce, Gertrude Stein, Ezra Pound, Cocteau, Colette…

Barrie



LE CRÉATEUR DE PETER PAN



BARRIE (James Matthew) (1860-1937) écrivain anglais, auteur de Peter Pan (1904).

L.A.S. 133, Gloucester Road. S.W., 19 novembre [18]96. 1p. in-8°. En-tête gravé à son adresse. 
480 €

« Dear Sir,
I Have just returned from America to find your letter and book for which I thank you.
I enclose 4/- postal order and look forward to Reading this book.
Your truly,
J.M. Barrie… »

« Cher Monsieur,
Je reviens juste d’Amérique pour trouver votre lettre et le livre pour lequel je vous remercie.
Ci-joint 4/- par mandat postal et j’ai hâte de lire ce livre,
Votre serviteur,
J.B. Barrie… »


James Matthew Barrie écrivain et dramaturge écossais, célèbre pour avoir créé le personnage de Peter Pan, ami de Arthur Conan Doyle.
Peter Pan est un personnage fictif, qu’il créa en racontant des histoires aux fils de son amie Sylvia Llewelyn Davies. Il apparu pour la première fois dans le roman The Little White Bird (Le Petit Oiseau Blanc), puis dans la pièce éponyme et enfin dans le roman Peter and Wendy, plus connu sous le titre Peter Pan.

Lewis Carroll



LEWIS CARROLL (Charles DODGSON dit) (1832-1898)

L.A.S. à Mme Burton. 25, février 1887. 1p.in-8.
5.800 €

Il envoie Alice au Pays des Merveilles à Mabel.

« Chère Mme Burton,
J’avais l’intention d’envoyer ceci à Mabel en Allemagne, mais, constatant que cela ne pourrait-être fait sans être décacheté, n’ayant pas un penchant à risquer les dommages que cela entraînerait si il était  examiné par les officiels de la Poste, Je préfère vous le déposer, afin que vous lui gardiez.
Mes plus grands égards pour votre fille.
Très sincèrement. »


Dodgson rencontra Mabel en 1877, alors qu’elle était âgée de huit ans. Dans son tapuscrit non publié « Mes souvenirs de Lewis Carroll », Mabel Burton se souvint que Dodgson écrivit à sa mère pour lui indiquer qu’il avait envoyé une copie «Des aventures d’Alice au pays des Merveilles», pour Mabel et qu’il fallait lui garder l’exemplaire jusqu’à son retour.

Derain



 

DERAIN (André) (1880-1954)

L.A.S. Paris, 17 novembre 1929. 1p. in-8°
450 €
 
«…Je ne puis pour l’instant m’occuper de gravures étant à la veille d’entreprendre de très important travaux. Je me ferai un plaisir de vous avertir dès que mes instants seront libres pour vous parler des éditions que vous projetez… ».
 

Diderot à Voltaire



DIDEROT (Denis) (1713-1784)

L.A.S. à Voltaire (1694-1778). Paris, le 19 juin 1776. 1p. in-4°.
18.000 €

« Monsieur,
On croit que vous m’aimez et que vous m’estimez ; on croit qu’un petit mot de ma main est une très bonne recommandation auprès de vous. Je ne détrompe personne et ne refuse ce petit mot qu’à ceux que je ne crois pas digne de vous entretenir. Monsieur De Limon n’est pas de ceux-cy. Je ne vous dirai pas qu’il est Intendant dela maison de Monsieur [le Duc d’Orléans] ; qu’est-ce que cela vous fait ? Mais bien qu’il jouit de toute la confiance et de toute la faveur du prince et qu’il la mérite. J’ajouterai qu’il est le bienfaiteur et le protecteur de mes enfants, et qu’eux et moi nous lui avons toute sortes d’obligations. L’accueil que vous ferez à Monsieur de Limon acquittera une partie de la dette que nous avons contractée avec lui. Vous ne tarderez pas a vous apercevoir que c’est un homme de beaucoup de mérite. C’est une véritable perle pour les lettres qu’il a cultivées avec succès, que les circonstances l’auront détourné d’une carrière dans laquelle il se serait illustré et prétend que passer à Fernex [Ferney], sans vous avoir vu, ce serait passer à Delphes, sans entrer dans le temple d’apollon ; et il a raison. Bonjour, Monsieur et très honoré patriarche. J’ai fait un terrible voyage depuis que nous m’avez entendu parler de moi. Combien j’ai causé de vous avec une grande souveraine et quel plaisir elle avait à m’entendre [Diderot fit un voyage en Russie auprès de l’impératrice Catherine II  de mai 1773 à octobre 1774].

Je suis toujours avec la même admiration et le même respect,
Vostre très humble et très obéissant serviteur ».

Cette lettre est publiée dans la correspondance de Diderot, édition établie par Laurent Versini.
 

Dos Passos



« 42° Parallèle »

DOS PASSOS (John) (1896-1970)


Contrat dactylographié signé. New-York, 5 août 1967. 1p.½ in-folio.
680 €
 
Contrat entre Dos Passos et Franz Horch pour la publication de son livre « 42° Parallèle » en livre de poche et en Italie. Dos Passos reçoit un acompte de 175 000 lires et touchera 7% sur chaque exemplaire vendu.
 

Contrat signé par Faulkner



 

FAULKNER (William) (1897-1962)

Contrat et signé par William Faulkner, à Los Angeles, le 16 août 1943. 1p. in-folio.
5.800 €

Contrat signé entre William Faulkner et la Warner Bros, pour le scénario original intitulé « De Gaulle Story » et/ou « Free French », basé sur la vie du général et l’histoire de la résistance française. Le film ne sera jamais tourné.
 

Laclos



LACLOS (Pierre Choderlos de) (1741-1803)


L.A.S. Paris, le 16 juillet 1781. 1p.in-4°

4.800 €


Rare lettre, un an avant la parution des Liaisons dangereuses.

« …J’adresse à M. de la Millière le Mémoire dont j’ay l’honneur de vous envoyer un duplicata vous priant très justement de vouloir bien l’ayder de votre bon office… »

Prevert



PRÉVERT (Jacques) (1900-1977)

Beau poème autographe intitulé « Âne dormant », avec ratures et corrections. 1p.½ in folio.
5.800 €

« C’est un âne qui dort
Enfants regardez le dormir
Ne le réveillez pas
Ne lui faites pas de blagues…
Il rêve peut être qu’il est oiseau
Et qu’il vole
Ou peut être il rêve autre chose
Par exemple qu’il est à l’ecole des garçons… »
 

Rousseau



 

ROUSSEAU (Jean-Jacques) ( 1712-1778)

Lettre autographe à Sidoine Charles François Séguier marquis de Saint-Brisson. Motiers, 3 février 1765. 2p.½ in-4°. Adresse et marque postale. 
19.000 €


Magnifique lettre.

Après la parution de son roman pédagogique l’Emile, Rousseau condamné par le parlement quitte la France et trouve refuge à Môtiers-Travers en Suisse, sur les terres de Frédéric II. À  la suite d’une nouvelle publication Les lettres écrites de la Montagne, en réponse aux Lettres écrites de la campagne du procureur général de Genève Tronchin, une nouvelle fois Rousseau se retrouve au cœur du scandale. Ces lettres suscitent dès les premiers mois de 1765 en France et en Suisse un véritable déchaînement. L’ouvrage est brûlé à Paris, à la Haye, interdit à Berne.
C’est donc un Rousseau blessé, amer, qui répond au jeune Séguier de Saint-Brisson voulant écrire : «… je ne vous dirai jamais assez avec quelle douleur je vous vois entrer dans une carrière couverte de fleurs et semée d’abysmes, où l’on ne peut éviter de se corrompre ou de se perdre, … le métier d’Auteur n’est bon que pour qui veut servir les passions des gens qui mènent les autres, mais pour qui veut sincèrement le bien de l’humanité, c’est un métier funeste. » Rousseau recommande à Seguier « …faites du bien, … mais non pas des Livres, loin de corriger les méchants, ils ne font que les aigrir. » et constate « Le meilleur Livre fait très peu de bien aux hommes et beaucoup de mal à son Auteur ». Puis il évoque sa situation : « Comment pouvez-vous croire que je veuille passez en Corse, sachant que les Troupes françaises y sont? [à la demande du Capitaine au Régiment Royal Corse, Matthieu Buttafoco Rousseau rédigea un projet de constitution pour la Corse] Jugez- vous que je n’aye pas assez de mes malheurs, sans en aller chercher d’autres? Non, Monsieur dans l’accablement où je suis, j’ai besoin de reprendre haleine, j’ai besoin d’aller plus loin de Genève… j’ignore encore de quel côté j’irai; il ne m’en reste plus guéres à choisir. Je voudrais chemin faisant me chercher quelque retraite fixe où l’on eut l’humanité de me recevoir et de me laisser mourir en paix. Mais où la trouver parmi les Chrétiens? La Turquie  est trop loin d’ici ».
Il se plaint, souffre  « L’étourdissement où me jettent des agitations sans relâche m’a rendu stupide; ma tête est en létargie, mon cœur même est mort. Je ne sens ni ne pense plus ». Il tente de dissuader Saint Brisson de l’accompagner dans sa fuite « … Je sens le mauvais effet que ce voyage ici sera pour vous même. Vous n’êtes déjà pas trop bien auprès des dévots… ». Il conclut sur l’ouvrage de Saint-Brisson. « …Je suis très fâché que vous m’ayez nommé à la tête de vôtre Ariste. Ne faites plus pareille sottise, ou je me brouille avec vous tout de bon… Je vous embrasse de tout mon cœur. »
Rousseau excita au plus haut degré la curiosité et l’enthousiasme de Saint-Brisson qui voulut appliquer dans la vie les théories de son maître, il suivit même les principes de l’Emile en apprenant le métier de menuisier.

En mars 1765, un nouveau cap fut franchi à l’encontre de Rousseau le pasteur Frédéric-Guillaume de Montmollin naguère si courtois, ouvrit les hostilités en demandant à Rousseau de s’abstenir de communier. Devant son refus et ne parvenant pas à obtenir son excommunion par le consistoire, il parvint à exciter la population qui alla  jusqu’à fracturer la demeure de Rousseau à coups de pierre. Humilié, agressé, Rousseau s’enfuit et trouva alors refuge sur l’île de Saint-Pierre.